"L’homme finit toujours par souiller ce qu’il touche. Quand on verrouille la porte, la peur bat plus fort sur le battant du cœur. Tout est si vite dilapidé. Le vieillard découpe les heures dans les images de sa vie. Je n’ai pas le petit doigt levé quand je parle des hommes mais j’ai des larmes sur le cœur qui font dans la dentelle, une tendresse d’enfant sous mon poing refermé. Il n’y a pas de sève sans étoile, pas de maison sans porte, pas de baiser sans bouche, pas de meilleur sans pire, pas de lune sans lueur. Il n’y a pas d’ombre sans soleil, pas d’homme sans la femme. Dans les villes saccagées, les bombes déplumées sont les seules à voler. Dans les pays de cendre, seules les flammes ont une âme.
Pour la tendresse et pour le poing
pour le silence et la parole
pour la sève et l'amour
pour les larmes
pour le soleil
pour le chat
les morts,
la Vie
JE TE SALUE JEAN-MARC !
C.M.
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