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 "De la musique avant toute chose"   Paul Verlaine

" La poésie est cette musique que tout homme porte en soi"  William Shakespeare

" J'ai vécu comme une ombre et pourtant j'ai su chanter le soleil"  Paul Eluard

" La poésie tient de l'oiseau"   Victor Hugo

 

" Toutes les choses ont leur mystère, la poésie c'est le

 mystère de toutes les choses"  Federico Garcia Lorca

 

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Samedi 23 décembre 2006

 ( Extrait du livre de François  Solesmes écrit après la mort  de sa compagne, la toute jeune poète Mireille Sorgue)

...D'autres portèrent le langage à son point extrême de tension, le soumirent à une charge explosive, le convertirent à l'éclair ou au diamant. Mais qui, mieux que toi, sut l'engager si avant dans la chair sans qu'il y perdît sa grâce et sa race? Qui l'aura ainsi mené à la fête, nu et paré, tout animé de l'impatience de se muer en quelque danse drapée - pavane ou menuet ?

Choisissant d'instinct les mots à la plus belle maturité, les agençant avec un rare sens de leurs secrètes accointances, tu redonnais à toute chose son identité - insoupçonnée d'elle-même (...)

Aucune grâce ou joliesse dans ta louange qui pût rattacher l'amour à un divertissement à fleur de chair. Parce que nous le vivions comme une insurrection de tendresse, une irrémédiable dépossession - la vie, la foudre l'emportant le plus souvent- c'est à voix farouche que tu témoignais le plus souvent. (...)

Au vrai tu n'aurais su parler de l'amour autrement que dans l'ordre du poétique, d'une voix à jamais marquée par le sacre du plaisir, si bien que l'amour et la poésie se faisaient mutuellement leur lit, et que nous ne les distinguions pas, sachant leurs affinités et leur commerce....

François Solesmes " L'amante"

par Colette Muyard publié dans : Grands auteurs
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Lundi 18 décembre 2006

1

 

A boire l'amour qui rivière

et la passion qui océane,

à perdre pied, à suffoquer

de leur atroce désertion,

à voir la mort montrer les crocs

sous les chardons de l'insomnie,

 

on apprend à vivre autrement

et à relever haut le coeur,

à pressentir la jeune feuille

sous l'invisible du bourgeon.

 

On apprend le fruit sous la fleur,

l'arbre qui ramifie ses forces

et les ricochets d'un sourire

sur la glace opaque du temps.

 

2

 

Lorsqu'en amont du désespoir

déjà les arbres sont exsangues,

lorsqu'aux confins des solitudes

des pans d'espérance s'effondrent,

que l'homme perd sa propre trace

aux méandres de l'à peu près,

La Vie encore taille sa mine

dessinant des jours fleur de lin.

 

C.M. " Le grain et l'ivraie " 2004

 

 

par Colette Muyard publié dans : Mes recueils publiés
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Samedi 9 décembre 2006

Quelques extraits de " Hôtel des Iles" rebaptisé plus tard " Poèmes de l'île et du sel"

de Gérard Le Gouic

 

Sur la lande de l'île

on se sent envahi,

traqué par le bonheur.

Tout est définitif,

en soi, autour de soi.

Tout s'allège et devient cependant

lourd à porter.

***

Il y a des îles

où manque la mer

Comme des amours

brûlent sans amour.

Il y a des îles

tournées vers l'intérieur

d'elles-mêmes.

La mer est au-dessus

de leurs forces.(...)

Il y a des îles

qu'on décide d'aimer

peut-être de ne plus quitter,

mais au fur et à mesure

qu'on avance vers elles,

on pense à de nouvelles îles.

Gérard Le Gouic


 

par Colette Muyard publié dans : Grands auteurs
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Vendredi 8 décembre 2006

Bernard Shaw et Churchill se détestaient. Après la première d'une des pièces de B. Shaw, Churchill lui demanda ( puisqu'il ne l'avait guère convié à cette première) de bien vouloir lui "envoyer une invitation pour une prochaine représentation ... s'il y en avait une!"

Le dramaturge lui en fit parvenir deux avec ce petit mot " Venez donc avec un ami ... si vous en avez un!" 

par Colette Muyard publié dans : Humeurs et humour
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Lundi 4 décembre 2006

1

Tu déposes sur les cernes mauves de la douleur

une compresse de mots frais-cueillis.

Fais ricocher les étoiles sur l'eau des platitudes.

Délivres le Verbe des charniers du verbiage.

2

Les éphémères migrateurs d'automne

s'envolent soir et matin  à contre-soleil.

Ainsi souvent va le poète.

3

Tu n'auras su prier q'avec paroles d'encre

sur le papier criées.

C.M. " L'Avant-première poésie" 1999

par Colette Muyard publié dans : Mes recueils publiés
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"La création poétique est à proprement parler une passion,

 c'est assez dire par là le peu de cas qu'elle fait du

 calvaire, de la crucifixion et de la renommée. Elle n'est

pas dirigée dans l'espoir d'une survie, elle est dans son

sommet cette survie même".

 René-Guy Cadou

 

 

 

 

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