Présentation

Texte libre

 "De la musique avant toute chose"   Paul Verlaine

" La poésie est cette musique que tout homme porte en soi"  William Shakespeare

" J'ai vécu comme une ombre et pourtant j'ai su chanter le soleil"  Paul Eluard

" La poésie tient de l'oiseau"   Victor Hugo

 

" Toutes les choses ont leur mystère, la poésie c'est le

 mystère de toutes les choses"  Federico Garcia Lorca

 

Photos

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mercredi 24 mai 2006

1  AMOUR PERDU

L'empreinte de tes mains

menotte mes caresses.

Rompue de tant de ruptures,

brisée de tant de brisures,

je cherche en vain l'oubli

sous le pont vieux du temps.

Ta voix oxyde le passé.

Le rire de tes yeux

piège toute lumière.

Seule une mésange bleue

picore mes silences.

2  JARDIN

La vie en nos yeux se levait.

Des brouettes de joie roulaient

sous les tonnelles de l'enfance.

Dans les parfums de chèvrefeuille

tamisant l'été bleu-marine,

la dame aux bras blancs nous offrait

sa chaude fraîcheur de sureau.

Chacun de nous allait

heureux

dans le sourire de chacun.

C.M " Sourires de Brume" Editions Chemins de Plume 2006

par Colette Muyard publié dans : Mes recueils publiés
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Jeudi 18 mai 2006


1 Chats gardiens

Les chats, âpres et doux, veillent sur poésie

et s'assoient, sans vergogne, sur le vertige des vers

avant de les fouler à pattes ronronnantes

en miaulant l'amour à gorge de velours.

2 Chats câlins

Petites paroles roucoulées

longues langueurs abandonnées

rondeurs de dune sur nos genoux

langues roses et rêches sur nos joues.

Virgules enroulées à nos pas

vallons de velours sous nos doigts

présences couvant nos écrits

Chats, traits d'union avec la Vie!

C. M " Le Chat Beauté " 2003

par Colette Muyard publié dans : Mes recueils publiés
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 15 mai 2006

A toi mon arbre marin, mon brise-larmes

A tes branches qui me prennent

tes racines qui m'enserrent

ton feuillage d'algues vives

où enivrée je bois tes saveurs océanes

A toi mon cotre solitaire

A tes ocre gréements couturés de voyage

tes mâts de bois précieux où flotte l'aventure

A toi ma presqu'IL, mon phare, mon amer

qui sais parfois m'offrir de vertes fleurs d'embruns

A toi mon silencieux aux cordages dénoués

vers d'insondables rêves

A ton  coeur buriné

A la rouille de ta voix qui ne sait rien me dire.

 

C. M " Capharna...hommes " 1999

par Colette Muyard publié dans : Mes recueils publiés
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 14 mai 2006

                          1

La mémoire emperlée aux boucles du présent

ravive l'hirondelle sous les toitures anciennes.

Sur sa musique en flèches noires

rejaillit le passé aux persiennes écaillées.

La cigogne au matin craquette haut dans le ciel.

Une mélopée bat au frais d'un café maure.

Des voix ensoleillées s'appellent dans les cours.

Sur les terrasses des chats enrouent le soir

de solitudes rauques.

C.M. "Mes Algériades" 2000

 

                      

                         2 

La route qui grimpait chez Toi anéantissait le monde.

La nuit octroyait sans un mot la ferveur intarissable des figuiers

et, allant vers Toi, je leur ressemblais

car je sentais peser en moi leur jeune amour millénaire.

L'enfance des choses veillait, jalonnant le chemin jusqu'à ta porte.

Là-haut, enracinée au vif du soir

l'escale déployée de ta solitude m'accueillait.

 C. M. " Tesselles" 1997

 

 

 

par Colette Muyard publié dans : Mes recueils publiés
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Vendredi 12 mai 2006

J'avais tué l'enfant de mon amour

Son cadavre encore chaud me remplissait les bras.

A chaque pas  il devenait plus lourd

Devenait une étoile qui tombe sans un cri.

Ne bercez mon enfant mort,

Mon bel enfant tué pour rire.

Il renaîtra dans une aurore

Ou dans le lit de mon délire.

Ses poings qui dorment dans mon sang

Ses poings dorment auprès des anges.

Dormez en paix, ô bonnes gens,

Mon crime passe en robe blanche.

Obaldia

par Colette Muyard publié dans : Grands auteurs
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Mai 2006
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Texte libre

"La création poétique est à proprement parler une passion,

 c'est assez dire par là le peu de cas qu'elle fait du

 calvaire, de la crucifixion et de la renommée. Elle n'est

pas dirigée dans l'espoir d'une survie, elle est dans son

sommet cette survie même".

 René-Guy Cadou

 

 

 

 

Recherche

Images aléatoires

Blog : Autre sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus