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Texte libre

 "De la musique avant toute chose"   Paul Verlaine

" La poésie est cette musique que tout homme porte en soi"  William Shakespeare

" J'ai vécu comme une ombre et pourtant j'ai su chanter le soleil"  Paul Eluard

" La poésie tient de l'oiseau"   Victor Hugo

 

" Toutes les choses ont leur mystère, la poésie c'est le

 mystère de toutes les choses"  Federico Garcia Lorca

 

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Lundi 30 avril 2007

A la première dame de mon premier royaume

Tu as trop vite revêtu

cette robe de vent, légère comme toi

ô ma si tant légère ! 

 

Trop vite relâché

ces étreintes fragiles

qui protégeaient pourtant

l'enfance dénudée.

 

Trop vite disparu

dans les blanches odeurs

d'une clinique noire,

ô ma si tant absente!

C.M. " Etés filants"

par Colette Muyard publié dans : Mes recueils publiés
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Dimanche 29 avril 2007

A Pâques on nous a fait acheter des cloches en chocolat, à présent avec le 1er Mai approchant, on nous propose des clochettes de muguet et j'ai même vu ce matin dans une pâtisserie des brins de muguet présentés dans des petits pots en.. chocolat ! Brillante et surtout très commerçante synthèse des deux fêtes!

Non, mais franchement ils nous prennent pour des cloches?

par Colette Muyard publié dans : Humeurs et humour
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Vendredi 27 avril 2007

Dans le ciel devenu miroir
Sans se faire voir
Le soleil projette des rais
De lumière sur les champs assombris.
A toutes jambes
La route fuit
Et luit.               Jeandler ( ou Pierre2   mystère du blog )

Saison spirituelle

que le poème opère

Un spasme qui pépie

prolongeant nos printemps          JJ Dorio 

 

 

Ils jouent dans les vagues. Aisément. Ils crient, ils chahutent. Leurs rires me transpercent. Chaque lame me renverse. Je suffoque.            Ile Eniger

 

 

 

laisse-moi, matrice-moi,
redevenir
O ressac mal-aimé
la simple marcheuse d’espérance
            Clepsydre

 

les vitrines
fermaient leurs paupières

les rues
marchaient vers le silence
d'un prochain crépuscule

et moi
j'avais rendez-vous
avec une flamme                Denis Heudré

Il neige sur nos caresses

Des paysages lactés         Brigitte Broc

Les hommes rêvent. Je les écoute. Les femmes dressent sous un phare, la table de la vie qui s’achève et recommence. Le sac et le ressac de la mer monte et descend, toujours battant la grève construite et démontée, sans cesse finie et infinie.                Michel Chalandon

………..construction et déconstruction, fini et infini, tant de fange extraite à la périphérie des eaux, afin d'en affaiblir la profondeur. Tant de morts que les eaux enrôlent dans leurs lits de tourments. Que désires-tu vraiment ? La vie ? La Mort ? La vie par- delà la mort ?    Maria-D

La ville klaxonne ses inconvenances. Je suis seul comme un arbre chauve. Le froid grince, toi tu n'en sais rien, tu cours sur la raison. Moi, je ne sais pas, je ne sais rien. Demain, au soir assoiffé de jacinthe, je fermerai ma porte.
Sonneras-tu ?           Jean-Michel Sananès

Le mot est une mise en abîme, une main d’été posée sur un glaçon, un éclat de soleil s’accrochant aux gouttières. Le rêve s’avance debout entre les balles du réel.

Entre la main et le front, les mots tracent la route.            Jean-Marc Lafrenière

 

Dans leur classe verte
Les iris lèvent le doigt;
Interrogation.                 
Claude Guibbert




 

 

par Colette Muyard publié dans : Amis de plume
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Jeudi 26 avril 2007

 

( dans une lettre à Susan Gilbert Dickinson )

 

"Dans une vie qui cesserait de se deviner, toi et moi, ne nous sentirions pas chez nous"

par Colette Muyard publié dans : POETES DU MONDE
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Mardi 24 avril 2007

 

Un livre tend ses pages vierges

au soleil qui a le fou rire.

 

Le vent, en rêves de fraîcheur,

plisse les yeux vers d'autres mers.

 

Vient l'ange, passeur de silences

où se love une femme

d'encre et de solitude.

 

Elle boit aux poèmes

son essence de vie.

 

 

C.M. " Le grain et l'ivraie" 2004

par Colette Muyard publié dans : Mes recueils publiés
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"La création poétique est à proprement parler une passion,

 c'est assez dire par là le peu de cas qu'elle fait du

 calvaire, de la crucifixion et de la renommée. Elle n'est

pas dirigée dans l'espoir d'une survie, elle est dans son

sommet cette survie même".

 René-Guy Cadou

 

 

 

 

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