des rêves stalactites suspendus au plafond,
un soleil vagabond qui me parle d'amour,
la flamme de tes mains, laissée je ne sais où.
J'ai, au fond des tiroirs,
des pelotes de ciel dont j'ai cassé le fil ,
l' aiguille de tes rires qui me piquent le coeur,
des petits bouts d'avant,
des racines en miettes.
J'ai rangé quelque part
l'empreinte des folies qui dérangeaient la nuit ,
éparpillé au loin tes promesses d'été,
empilé au hasard les aubes et les soirs.
J'ai perdu - mais où donc ?-
tous ces cris non écrits,
ces poignées de silence
où me parlaient, solaires,
et ta voix et ta vie.
C.M "Mélancolère" 2008
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